
Parlons pathologies
Parce que l'Ayurveda est une médecine traditionnelle avant tout préventive de par sa philosophie du quotidien, un art de vivre en conscience qui se travaille, mais l'Ayurveda va aussi là où il y a déséquilibre profond.
Une pathologie est un déséquilibre profond.
Une maladie n'arrive jamais par hasard. Il y a toujours une cause, ancienne ou récente, chronique ou spontanée.
Ce peut-être une habitude nocive installée depuis longtemps, un traumatisme exprimé ou non exprimé, un souvenir non digéré qui a pourri dans le corps ou l'esprit (ou souvent, les deux), un environnement inapproprié pour soi, une relation (à soi, aux autres) qui ne rentre plus dans notre équilibre et que l'on entretien, etc.
Tant de raisons. Autant que d'humains.
Il n'en reste pas moins que souvent, finalement, la cause primordiale d'une maladie se trouve dans notre défaut de conscience, c'est à dire que notre intelligence s'est séparée de la conscience et que nous avons perdu, à un moment donné, le lien à notre essence, entraînant une compréhension erronée de ce que cette essence en nous, souhaite.
De fait, nous ne nous sommes plus adaptés aux besoins de notre âme, et avons continué de faire quelque chose qui ne correspondait plus à notre équilibre ou au contraire, nous avons changé trop vite ou d'une manière inadéquate, les conditions qui constituaient notre équilibre.
Bien sûr, la cause peut provenir d'événements indépendants de nos choix. Mais nous faisons pourtant le choix d'aller dans la direction qui nous mène a la fracture.
Cela sous entend-il que les âmes que nous sommes font des choix pour vivre des pathologies ? Je l'ignore, fondamentalement.
Nous avons cependant toujours la possibilité de nous connecter à la sagesse pour développer la résilience dans ce qui a été.
Dans le fond, nous savons TOUJOURS pourquoi une pathologie apparaît en nous.
Elle est une messagère de notre esprit par le corps, ou par l'esprit lui-même si c'est une pathologie psychique.
Une messagère venue pour nous dire qu'on ne s'est plus écouté depuis bien longtemps.
Et que nous avons probablement trop écouté nos désirs intellectuels au détriment des besoins de notre cœur.